• UN CONTE QUE J'AI ECRIT IL Y A BIEN LONGTEMPS

    UN CONTE QUE J'AI ECRIT IL Y A BIEN LONGTEMPS

    CHRISTOPHINE, GRACIELLE ET MERTAPLACE, 

    Dans une horrible forteresse, vivait, il y a cent années, une malheureuse jeune femme accablée par le destin. 

    Au cœur d’un dur hiver, petite drôlesse heureuse de vivre, elle avait vu son père partir sans un regret, d’une allure fière, pour un pays très éloigné dont personne n’avais jamais pu faire le chemin à l’envers. 

    Depuis, son regard s’était lourdement assombri et son sourire avait disparu. Son frère qui l’aimait, la consolait gentiment pensant que le temps effacerait cette tristesse. 

    Ainsi, notre douce Christophine traînait ses heures solitaires par les forêts avoisinantes, à l’affût dans les clairières d’une lumière pour éclairer sa vie. 

    Puis les années passant, comme tous les enfants, elle dût s’en aller à l’école, apprendre avec les autres, les sciences, les chiffres, les lettres et le sens des paroles. Cela lui avait semblé plus que difficile bien que, au bout du compte, elle se révéla douée et eût vite réalisé mille prouesses, sans pour autant faire preuve d’orgueil. 

    Elle était devenue belle avec au fond des yeux du mystère. Partout où elle passait, on lui accordait, un assez agréable caractère. Avec, en plus de cela, un sens de l’amitié exemplaire. 

    Au cours de ses sorties avec les jeunes de son âge, elle fit la connaissance d’un garçon du voisinage qui après avoir bien folâtré vint lui parler de mariage. 

    Ensemble, ils connurent des jours bienheureux. Le temps semblait avoir comblé enfin les peurs et les regrets passés. Autour d’eux, il n’y avait que des envieux. 

    Mais ce garçon irrésistible était très impatient... Et lorsque la tendre Christophine perdit un beau matin confiance en un avenir devenu sombre, il reprit, sans essayer de comprendre, goût aux plaisirs badins. 

    Petit à petit Christophine retombait en angoisses en essayant de conjurer cette gluante poisse qui s’acharnait sur elle. Mais, son ami, au lieu de lui tenir la main, lui répétait sans cesse, je vais partir demain !...Partir....Partir... 

    Dans la tête de cette princesse, n’existait plus aucun équilibre. La peur de perdre son mari en plus de son travail, hantait les fibres de son cerveau continuellement empli de tumulte. C’est ainsi, que son esprit, mené par une force occulte, la poussa à décider que cet homme infidèle devait mourir ! Alors, à la levée du jour, elle se mit en quête d’un mal qui le ferait pourrir !... 

    Une fois chose faite, et au matin, découvrant sa démence, elle tenta de porter fin à sa propre vie. Son frère qui, à cet instant passait, appela du secours et la maison en carnage fut aussitôt envahie par les gens de la police qui voulurent la punir toujours.

    Et depuis ce temps, elle croupit dans une oubliette de la forteresse... Plus trace de ses autres amis, et ses jours ne sont  qu’instants de détresse… 

    Guérie de sa maladie, elle veut elle-même, s’imposer une sentence :

    Refuser définitivement tout droit à l’espoir,

    Rejeter tout ce qui revêt le charme de l’innocence, car cela lui parait être le comble de l’indécence.

    S’exclure de toute forme de bonheur éternellement. 

    Si elle avait pu, c’est la potence qu’elle se serait elle-même choisie. 

    Elle pense ainsi payer sa dette à ceux qui maintenant la rejettent, ne s’accordant aucune espérance lorsqu’il lui serait permis de sortir.

    - :- :- :- :- :- :- 

    Cependant, elle ignorait, que cachée dans la maison de son enfance, dormait la plus adorable des fées, endormie par le maléfice d’une sorcière...

    Cette fée s’appelait Gracielle. Ce prénom lui avait été donné du fait des grâces que le ciel avait bien voulu lui accorder. 

    Elle avait été endormie par la méchante sorcière qui répondait au nom très bizarre de Mertaplace. Celle-ci ne prenait plaisir qu’à jeter partout misère et, son but était de voler aux autres leur place... 

    Mais un enchantement avait sauvé Gracielle. Et voici qu’à l’aube du mille cent dix neuvième jour, notre charmante fée sortit de son sommeil, et par télépathie apprit sans plus de détour, ce qu’avait voulu dire le mot horreur. 

    Elle constata froidement, que par la faute de madame Mertaplace, celle qu’elle voulait protéger, avait succombé à une terrible fatalité. 

    Christophine croupissait en enfer ! 

     Gracielle décida que la pauvre désespérée avait suffisamment souffert. Il fallait la sauver de cet envoûtement... Allez savoir si Mertaplace ne s’était pas mêlée de faire place nette, afin de pouvoir s’installer... 

    Le plus dur allait être, elle en convenait, de faire entendre à cette entêtée princesse que cette partie de sa vie appartenait au passé et qu’à l’avenir, elle serait à ses côtés pour la guider dans la sagesse. 

    Gracielle prit alors la décision d’offrir à Christophine, quatre dons : 

    Le premier serait de donner à sa vie la forme d’une promesse. 

    Quant au second, il concernait Mertaplace : Elle aurait la hardiesse de transformer cette dernière en âme pleine de bonté, et lui confierait ensuite, avec mission de chaperon, la triste Gracielle.. 

    Le troisième consisterait à lui insuffler la patience dont elle aurait besoin, sans compter sur quelconque indulgence de ses pareils face aux très nombreuses difficultés qu’elle rencontrerait inévitablement. 

    Et le dernier lui permettrait d’admettre enfin que le pardon existe et a été créé pour laisser place à l’espérance d’une autre tranche de destin... 

    Il fallait donc sans plus attendre, jeter un sort à Mertaplace... 

    Armée de sa baguette magique la bonne fée s’en fût, énergique, à la sorcière expliquer la leçon et ouvrir la porte de la prison...

    Cela fut loin d’être facile, il fallut se réintégrer, mais après quelques dures années, l’on put apercevoir, graciles, dans les bras de Christophine, deux fillettes simplement divines.

     

    Ainsi, fût créé l’avenir, le ciel avait changé de couleur.

    On a pouvoir de modifier la trame du destin, et de créer une vie qui ressemble au bonheur......

     

    Marie-Annick COLNOT (Primerose) poème protégé par copyright

    :-:-:--:-:-

    Bien sûr ces mots m'ont été inspirés par des faits cruels ; je voulais ici recréer l'espoir dans le coeur d'une personne désespérée.

    Petite morale sur le bonheur.

    Je vous souhaite une bonne journée

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  • Commentaires

    5
    Mercredi 13 Septembre à 19:21

    Bonsoir Primerose

    Heureusement que nous avons l'espoir, on dit : l'espoir fait vivre et c'est vrai.

    Ton conte est très beau, même si il est un peu triste.

    Bisous. Mamyariane15 

    4
    Mercredi 13 Septembre à 17:21

    bonsoir    Rose encore merci pour mon blog  , ton poeme est beau et triste  , as tu passé un bon mercredi  ? moi calme et sans sortie  on a de la pluie sans arrêt et du vent fort  il ne fait pas chaud  , bonne soirée et bon jeudi  ..bisous ..Anna

    3
    Mercredi 13 Septembre à 11:41

    Un joli conte plein d'espoir . J'espère qu'il  l'a redonné à la personne pour qui tu l'avais écrit . Bisous

    2
    Mercredi 13 Septembre à 11:38

    Bonjour chère Emma

    Magnifique ton conte , même ci , il est en effet parfois triste .

    La vie nous réserve plein de bons et mauvais moments .

    Tant de choses nous font aller de l'avant ...

    Je te souhaite une excellente journée.

    Gros bisous

    1
    Mercredi 13 Septembre à 11:03

    Bonjour Primerose un beau et triste poème ,mais l'espoir est toujours au bout du chemin,

    la vie est parfois très dure,mais nous avons cette petite" lueur" qui nous aide et  pousse en avant.

    bonne journée Maelys

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